Fin juin 2022, 550 000 personnes de 55 ans ou plus sont couvertes par l’Assurance-chômage, dont 400 000 sont indemnisées. Soit 18% de la population indemnisée.
Ils sont indemnisés, car travaillaient majoritairement en CDI, 50% ont connu un licenciement, un quart de ces licenciements est dû à cause d’une inaptitude et 25% ont eu une rupture d’un commun accord.
Ils sont allocataires du chômage, mais travaillent, 47% des 55 ans ou plus travaillent, mais à partir de 58 ans le chiffre chute. Ce sont très largement des femmes qui travaillent. Pour rappel, il est possible de cumuler son allocation chômage et les revenus de l’activité dans la limite du salaire perdu.
Ils n’ont pas assez recours à la formation, soit parce qu’ils ont moins d’appétence à le faire, soit parce que les employeurs ne les encouragent pas à le faire.
A 59 ans, la probabilité d’avoir une rupture d’un commun accord ou un licenciement pour inaptitude augmente.
A 62 ans, la sortie d’indemnisation s’explique surtout par les départs en retraite. Les hommes ont des indemnisations plus élevées, une différence de 50€ avec les femmes. Ils partent à la retraite plus tôt que les femmes, 2/3 des départs à 60 ans alors que les femmes représentent 2/3 des départs à 62 ans et plus de la moitié à 66 ans.
A partir de 62 ans, les seniors avec un droit ouvert à l’Assurance chômage peuvent accéder à un dispositif de maintien jusqu’à leur retraite à taux plein, au plus tard jusqu’à leurs 67 ans, sous certaines conditions. L’allocation due au moment de l’atteinte de ces critères est servie jusqu’à la retraite à taux plein. Le reste de la réglementation est identique à celle des autres allocataires. Sur les 38 000 allocataires couverts, 21 000 consomment au-delà de leur droit initial.


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