France Travail, mais très européen

Les inspections générales des affaires sociales et des finances ont publié un rapport pour inspirer la configuration de France Travail.

Pour cela, ils ont regardé chez nos voisins : Allemagne, Suède, Danemark, Catalogne et Flandre.

L’occasion de voir comment fonctionne les Service Public de l’Emploi en Europe.

En Allemagne, une seule agence nationale qui pilote un réseau de 156 agences pour les bénéficiaires de l’Assurance chômage et un réseau de 406 jobcenters pour les non bénéficiaires. Les acteurs locaux remontent des objectifs annuels à l’opérateur central. Le point fort de ce pays est sa stratégie d’évitement du chômage, dès qu’il y a un licenciement ou qu’un CDD arrive à sa fin, les agences locales de l’emploi sont informées. Le but est d’éviter qu’ils s’inscrivent au chômage en leur trouvant un nouvel emploi. La définition d’un emploi acceptable est très cadrée. La priorité est mise sur les profils les plus autonomes.

Au Danemark, on retrouve des jobcenters au niveau des communes qui fonctionnent comme un guichet unique. La gouvernance du système se fait par une agence sous l’égide du ministère du travail. Les acteurs locaux remontent des objectifs annuels à l’opérateur central. La priorité est mise sur les profils les plus autonomes. Beaucoup de contrôles, à une fréquence élevée.

En Flandre, un guichet unique régional. Les demandeurs d’emploi définissent 3 catégories d’emplois : l’emploi de rêve, le bon emploi et le gagne-pain. Ces objectifs évoluent au fil du temps. La priorité est mise sur les profils les plus autonomes. Beaucoup de contrôles, à une fréquence élevée.

En Catalogne, un guichet unique régional. Comme en France, les demandeurs d’emploi ont des latitudes pour se former et s’orienter. Le projet professionnel vient de la part du demandeur d’emploi.

En Suède, il y a une supervision publique, mais l’accompagnement relève du secteur privé. La priorité est mise sur les profils les plus autonomes.

A noter que l’exercice de comparaison est très difficile, nous avons des histoires et des cultures différentes. Il n’y a pas de modèles magiques ou un supérieur aux autres. En revanche, il y a de bonnes idées à prendre. Comme c’est le cas pour d’autres pays qui s’inspirent de notre modèle.