Les réformes du chômage, le marché du travail et les conséquences

Attention ceci est de l’économie, je vais m’en servir pour illustrer les conséquences de la prochaine réforme du chômage

En tant que citoyen, je veux vous informer des potentiels impacts négatifs. Non pas sur les chômeurs mais sur les travailleurs, l’économie et les entreprises

L’économie est divisée en plusieurs courants. L’idéologie prend une grande place dans l’économie, donc ce que j’écris n’est pas la vérité. Il s’agit juste de l’analyse qui repose sur le courant que je choisi. Vous pouvez penser le contraire et je ne peux pas vous dire que vous avez tort.

Mon objectif aujourd’hui est de vous partager une analyse insolite, inédite et la plus large possible.

LinkedIn est un réseau qui n’est pas homogène par rapport à la société. Le public est composé de cadres et surtout de diplômés. Le diplôme en France est la plus grande protection contre le chômage. Aussi, il est logique que vous pensiez que vous ne serez pas concernés dans votre vie par le chômage, que la réforme n’aura aucun impact pour vous et surtout que « c’est bien fait pour ces fainéants de chômeurs ».

Je veux vous montrer qu’indirectement la réforme va également vous impacter.

  1. Des recrutements de moins bonne qualité

Le marché du travail est une loi de l’offre et de la demande. Donc, il y a un risque que les travailleurs prennent des emplois qui ne correspondent pas à leurs compétences.

Exemple un peu cliché mais possible, un cadre sénior qui se retrouve obliger à devenir serveur.

D’un point de vue qualification et expérience professionnelle, il y a un sous-emploi de ses qualités.

Il prend possiblement la place d’un jeune travailleur formé en école hôtelière qui ne trouvera pas de place correspondante à ses aspirations.

2. Une hausse du turn-over pour les entreprises

Les salariés sur-qualifiés pour un poste ont tendance à se désengager sur le long-terme. Ils finiront par partir à la fin de leur attente pour retrouver leur place dans la société. Pour les entreprises, cela représentera un coût, car il faudra relancer des recherches, le former et potentiellement avec des candidats de moins en moins cohérents avec le besoin.

Pire, les salariés frustrés ne pouvant partir auront un sentiment de déclassement avec tous les effets néfastes que cela peut avoir politiquement.

3. Des barrières à la formation

Le passage au chômage est l’occasion de se former ou de se réorienter. Limiter le temps pour le faire dissuade la possibilité de se former. Prenons le cas d’un salarié dans l’industrie qui veut se reconvertir dans un métier de bureau et qui a besoin pour cela de se mettre à niveau en informatique. La reconversion devient impossible et il n’est pas certain de pouvoir trouver un nouveau métier dans son secteur d’activité initial.

Dans une économie en transition (industrie –> tertiaire ; papier –> numérique ; polluant –> durable), faire le pari de ne pas former les actifs, c’est jouer avec le feu pour l’avenir.

4. Pour tous les travailleurs, un maintien des salaires à la baisse

Toujours dans la logique de la loi de l’offre et de la demande. Tous les travailleurs sur le marché du travail sont en concurrence entre eux. Les employeurs ont un avantage dans la négociation, en particulier des salaires et seront libres de choisir la personne la moins-disante au niveau salaire.

5. Des conséquences pour les familles des chômeurs

Selon les familles et les personnes, les conséquences seront diverses. Mais le chômage a un impact sur la santé. Il y aura des dépenses de santé supplémentaire, comme le sera la réforme des retraites. Et pour les proches un coût financier et psychologique pour gérer cette situation. Le poids des aidants n’est jamais questionné.


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