La population cadre se fĂ©minise : avec prĂšs de 40 % de femmes cadres aujourd’hui contre 30 % en 2005.
Les inĂ©galitĂ©s demeurent, bien sĂ»r, le salaire, mais aujourd’hui, on va se concentrer sur une Ă©tude Apec – Association Pour l’Emploi des Cadres sur les difficultĂ©s que rencontrent les femmes cadres en retour de congĂ© maternitĂ©.
Il s’agit d’un moment clĂ© dans la vie professionnelle et familiale dont l’absence de dispositifs anticipant leur retour complique leur Ă©volution professionnelle Ă long terme.
L’annonce de la grossesse au manager est un moment angoissant. Une sensation d’annoncer une mauvaise nouvelle, de trahison et de peur de rĂ©action nĂ©gative par leur hiĂ©rarchie. Ces annonces sont souvent faites aprĂšs un avantage acquis (fin de la pĂ©riode d’essai, augmentation ou promotion).
âĄïž Durant le congĂ© maternitĂ©, certaines femmes cadres sont souvent sollicitĂ©es intempestivement. Il s’agit d’un non-respect du droit et d’une intrusion dans la vie de la mĂšre.
Le dernier jour du congĂ© maternitĂ© est un crĂšve-cĆur, peur des changements mis en place en leur absence, « rentrĂ©e des classes », sĂ©paration avec l’enfant. D’autant plus si la garde de l’enfant n’est pas encore stabilisĂ©e.
La reprise du travail est un grand Ă©cart de perception, pour les employeurs un retour Ă la normale, mais un nouveau dĂ©part pour les femmes. D’autant plus qu’elle s’accompagne d’une forte charge mentale et de fatigue. L’aspect domestique a aussi un rĂŽle Ă jouer, car il reste trop portĂ© par les femmes.
Le remplacement est aussi mal vĂ©cu. Soit celui-ci a Ă©tĂ© mal gĂ©rĂ© et entraine une surcharge de travail au retour. Au contraire, s’il se passe bien, il est alors difficile de retrouver sa place.
đ Bien trop souvent ce retour souffre d’un manque d’accompagnement. Par mĂ©connaissance des droits ou asymĂ©trie d’information. Un entretien de retour est obligatoire et il est essentiel d’expliquer tous les changements qui ont eu lieu.
Dans les pires situations, un manque de confiance s’installe avec une perte d’autonomie, du prĂ©sentĂ©isme.
Sur les besoins des mĂšres, des infrastructures absentes comme un local pour l’allaitement. Des collĂšgues qui stigmatisent cette pratique. Sans oublier les reproches de la mĂšre qui travaille trop et nĂ©gligerait ses enfants. Inversement, ne pas ĂȘtre assez professionnelles.
đ Pour aller plus loin, retrouver le rĂ©sultat de l’Ă©tude ci-dessous.


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