L’UNEDIC dans son étude publiée en mai 2023 propose « une nouvelle approche des périodes de prise en charge ». Les périodes étudiées sont celles avant les récentes réformes.
Combien ?
Les allocataires sont indemnisés en moyenne durant 66% de leur temps de prise en charge.
Ça représente 20 mois (1 an et 8 mois), perçus en continu ou perlés par des périodes de reprise du travail qui allongent la période.
En moyenne, les allocataires ne consomment que 59% de leurs droits. Soit 362 jours consommés sur 616 jours théoriques et accumulés grâce au rechargement.
La consommation est stable dans le temps, seule exception avec un pic lié à la crise Covid.
Qui ?
Les jeunes sont pris en charge sur des courtes périodes. Moins de 6 mois.
Les personnes plus âgées et les travailleurs de contrat court ont des périodes plus longues de prises en charge. Logique, car ils ont plus de droits. Ils peuvent aller jusqu’à plus de 3 ans.
Il est supposé que 2/3 des périodes de prise en charge s’arrête du fait d’un retour à l’emploi. Les individus avaient l’opportunité de rouvrir un droit, mais ça n’a pas été le cas.
À noter que sur la période 2009-2021, la durée potentielle de droit a progressé du fait :
– de la crise sanitaire
– des règles de rechargement qui augmentent la durée de prise en charge
Définitions :
Période de prise en charge :
Du jour 1 où l’allocataire est pris en charge par l’Assurance chômage, au jour N précédant une interruption de 6 mois.
Durée potentielle :
Nombre de jours max où l’allocataire recevra une allocation. Cette durée dépend des périodes d’emploi, de l’âge et de la date du dernier contrat de travail.
Consommation des droits :
Nombre de jours durant lesquels l’allocataire a reçu une allocation.
Prolongation des droits :
À l’épuisement des droits, il est possible de les recharger en fonction des périodes travaillées en cours de droit.
Pour aller plus loin, retrouver l’étude ci-dessous


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