Lorsque je fais des mondanités, il est inévitable qu’on me demande ce que je fais dans la vie. Et moi, fièrement, je réponds que je travaille à L’Unédic.
Je sens bien dans le regard de mes interlocuteurs trentenaires de la confusion voir des regrets de m’avoir lancé sur l’Assurance-chômage.
Pourtant, le grand public a un grand besoin d’informations quand j’entends leur méconnaissance sur le sujet. Malgré les grands titres que font l’Assurance-chômage dans les journaux et les médias, cela ne semble pas les intéresser plus que ça
Alors voici un nouveau miscellanée de réactions auxquelles j’ai assisté à ne plus répéter :
– « L’Unédic ça existe encore ?! » Oui, mais pour combien de temps encore, on le sait pas. Ce sont les Assédics (le réseau de l’Unédic) qui ont disparus pour fusionner avec l’ANPE et devenir Pôle emploi.
– « L’Etat réforme trop souvent le chômage, on est perdu » Alors là, ils n’ont pas tort, sans le savoir. Il est normal que les réformes du chômage soient fréquentes car ça fait partie de la démocratie sociale du paritarisme représentatif. C’est le dialogue social que représente l’Unédic. Mais l’Etat n’a pas à être autant interventionniste qui ne l’est actuellement. Mes interlocuteurs ont raison sur le fait que la dernière réforme a été faite par l’Etat et que la prochaine le sera également.
– « On est d’accord que le chômage j’y ai droit car j’y cotise » Alors non mon pote, c’est plus toi qui cotise et ce depuis justement la dernière réforme du chômage. Le chômage est financé par l’employeur avec les charges patronales et nos impôts (CSG). L’Assurance-chômage n’est donc plus vraiment une assurance.
–> Tout le monde n’a pas besoin d’être un expert de l’Assurance-chômage, mais il est important d’en maîtriser les bases que je viens d’énoncer surtout dans une année aussi politique que celle-ci, pour que les citoyens et les travailleurs puissent se faire une opinion sur la réforme à venir


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