Sur Linkedin, je vois beaucoup de personnes parler d’écologie, mais personne de socio-écologie

J’ai vu sur ce réseau des personnes se réjouir de la fin de l’abondance.
 
Cette fin de l’abondance s’accompagne d’une rentrée sociale explosive : réformes du chômage et de la retraite, mise sous condition du RSA…
 
Il faut ajouter à cela, une conjoncture économique qui ralentit –> Grands licenciements, Euro plus faible.
 
Les plus fragiles vont donc avoir moins de revenus, au moment où l’inflation repart, donc moins de pouvoir d’achat. Ces personnes seront les premières victimes de la hausse de l’énergie, elles ne pourront pas se chauffer cet hiver, elles sont aussi – malheureusement – dépendantes de la voiture pour se déplacer, ce qui va peser dans le portefeuille…
 
Ce sont des victimes innocentes de politiques publiques de transition injustes.
 
La transition écologique nécessite un dialogue social avec les citoyens pour éviter une hausse des inégalités et de faire payer aux plus modestes les conséquences climatiques. Les petits gestes moralisateurs demandés à des gens qui souffrent le plus ne résoudront rien. Nous avons besoin d’un changement structurel autour d’une nouvelle sécurité sociale écologique et d’une démocratie éco-sociale.
 
La Protection sociale est un outil essentiel pour gérer les crises. Dernière démonstration en date avec la crise sanitaire, où l’assurance maladie a pris en charge les coûts de la pandémie, c’est le cas aussi des mutuelles. Pour le chômage, l’Unédic a pris en charge les coûts du chômage partiel pour protéger les secteurs économiques les plus exposés.
 
En écartant la Sécurité sociale du discours écologique, on renforce la méfiance des citoyens sur son utilité, elle devient une charge au lieu d’un investissement social, solidaire et nécessaire à la démocratie. La redistribution évite la misère des plus fragiles.
 
Face aux enjeux environnementaux, bien sûr qu’il faudra une réforme de la sécurité sociale : financement, périmètre, sens, métiers, gouvernance, indicateurs, outils, système d’informations…
 
Les transitions écologiques doivent être un vecteur de réduction des inégalités, une opportunité de faire face à de nouveaux risques et de repenser la redistribution.