Comment est traitée la question du chômage dans les univers de la pop culture ?
Commençons aujourd’hui par la société sorcière dans Harry Potter
Pour comprendre le chômage dans cet univers, il faut d’abord s’intéresser à l’économie et la politique de cette société.
L’économie sorcière britannique est une économie protectionniste. Pas de mondialisation dans le monde de Harry Potter. Le Ministère de la Magie qui est une sorte de dictature, pour défendre l’économie locale ferme les portes aux produits importés.
Les sorciers, eux aussi, ont peur du chômage, et comme leurs marchés sont des niches, la concurrence de produits étrangers créeraient un grand déséquilibre. En effet, il y a peu d’industrie sorcière (fabrication de balai volant, fabrication de baguette magique, confection de robe de sorcier…).
La société sorcière est avant tout une société archaïque, il y a peu d’emploi à pourvoir. Les métiers des sorciers sont surtout des indépendants ou des fonctionnaires. Ils sont commerçants dans le chemin de traverse, ou à Pré-au-Lard, ou bien professeurs à l’école Poudlard, soigneurs à l’hôpital sainte-mangouste ou travaillant simplement au Ministère. Le choix professionnel semble d’ailleurs quasiment imposé selon les notes que l’on obtient à Poudlard.
Dans les autres opportunités possibles, on peut être journaliste à la gazette du sorcier, sportif professionnel dans la ligue de Quidditch ou bien aventurier et vivre de la vente de ces récits d’aventure ou études.
Malgré ça, il semblerait encore que certains sorciers ne travaillent pas. Mais ce n’est pas pour autant du chômage. Les inactifs sont souvent des criminels comme les mangemorts. Ils vivent en dehors des codes de la société. Et ils vivent grâce au soutien de la communauté qu’ils forment. L’autre catégorie d’inactifs sont les rentiers. Je disais que la société était archaïque, elle est aussi inégalitaire. Certaines familles de sorciers sont très riches, ce qui les dispense de travailler. C’est le cas de la famille Potter, on sait dans les livres que les parents de Harry ne travaillaient pas et qu’ils lui ont légué une fortune.
Enfin, la société sorcière est corporatiste, comme la banque Gringotts qui n’emploie quasiment qu’exclusivement des gobelins et elle est esclavagiste comme on le voit avec les elfes de maison.
Donc, dans le monde de la sorcellerie, il n’y a pas d’assurance-chômage, car le chômage est un concept trop moderne qui est plutôt attaché aux sociétés ayant connu une révolution industrielle et dont le travail est effectué par des salariés. Mais comme dans les sociétés préindustrielles, les inactifs sont surtout des indigents qui sont pris en charge par leurs familles ou de leur communauté.
La magie ne résout pas tous les problèmes économiques.


Laisser un commentaire