Le grand public est parasité par ce qu’il entend sur le chômage : « ces feignants de chômeurs qui profitent du système ». Personne ne prendra le temps de vous donner des définitions précises sur les termes.
En France, il existe 2 sources statistiques relatives au chômage :
– Les chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) mesurés par l’Insee.
– Les demandeurs d’emploi comptabilisés par la Dares et Pôle emploi.
Pour le BIT, un chômeur = personne en âge de travailler (>15ans) qui est sans emploi, disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours et a activement cherché un emploi dans le mois.
Cette définition sert d’étalon pour les comparaisons internationales.
Pour la Dares et Pôle emploi, les demandeurs d’emploi sont catégorisés en 5 catégories (A, B, C, D, E) :
A : personnes tenues d’effectuer des actes positifs de recherche d’emploi et sans emploi au cours du mois. (Il ne faut pas prendre ce chiffre pour comparer le chômage avec les autres pays).
En quoi le chômage BIT et la catégorie A sont différents ?
Une personne en catégorie A n’est pas un chômeur pour le BIT, car il peut très bien ne pas avoir *activement* recherché un emploi au cours du mois. Dans la catégorie A, l’inscription ou l’actualisation est considérée comme un acte de recherche d’emploi. Mais le BIT considérera que ce n’est pas suffisant.
Un chômeur BIT peut ne pas être un demandeur d’emploi en catégorie A, car il n’est pas obligé d’être inscrit à Pôle emploi.
En France, au 1er trimestre 2022, on comptait 2,2 millions de chômeurs et 3,2 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A.
En France, les règles d’assurance chômage encouragent les demandeurs d’emploi à reprendre une activité.
Si au cours de la période d’indemnisation, les demandeurs d’emploi trouvent une activité qui peut être moins bien rémunérée que la précédente. Il peut cumuler le revenu de son travail avec l’allocation chômage tant que le total ne dépasse pas l’ancien salaire brut.
L’allocataire touche plus que s’il ne travaillait pas et reporte ses droits non consommés, voire recharge ses droits si l’activité dure suffisamment longtemps.
Le demandeur d’emploi, lors de son actualisation mensuelle, doit transmettre son bulletin de salaire à Pôle emploi pour permettre la régularisation du montant mensuel d’allocation.
Ce cumul est possible sans limite de temps, tant que les droits sont toujours ouverts et que vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi.
Notre demandeur d’emploi travailleur sera dans les catégories B, C, D et E :
B : Personne ayant exercé une activité réduite de 78 heures maximum par mois, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi
C : Personne ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures par mois, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi
D : Personne sans emploi, qui n’est pas immédiatement disponible, et qui n’est pas tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (demandeur d’emploi en formation, en maladie, etc.)
E : Personne pourvue d’un emploi, et qui n’est pas tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi
Si je reprends un emploi durant ma période d’indemnisation chômage, sans rester inscrit à Pôle emploi, alors mes allocations sont suspendues. Dans le cas d’un CDD ou d’un contrat d’intérim, je peux les récupérer à la fin de mon contrat à condition de se réinscrire comme demandeur d’emploi.


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