Grand marronnier. Ce n’est pas une nouveauté, mais un sujet qui revient comme un boomerang.
La dette est utilisée comme un argument pour avoir des règles d’indemnisations plus strictes.
Pourquoi la dette de l’Assurance chômage est un faux problème ?
Depuis 1958, et sa création, l’Assurance-chômage a vocation à :
– soutenir le pouvoir d’achat,
– protéger les revenus,
– soutenir l’activité économique.
Jouant un rôle de stabilisateur et d’amortisseur social. Ses comptes n’ont pas vocation à être à l’équilibre permanent.
La dette est la conséquence du rôle de l’Assurance-chômage de soutenir l’économie nationale et limiter la précarité.
Depuis le début de la crise sanitaire, l’Unédic a pris à sa charge l’augmentation des dépenses d’allocations chômage. Dans un contexte où ses recettes étaient en baisse.
L’Unédic a financé des mesures d’urgence, en particulier l’activité partielle.
L’Unédic a aussi assuré la continuité de paiement des allocations, sans bénéficier des fonds d’aide européens.
👉 En outre, pour l’instant, les perspectives sont bonnes :
– le chômage a baissé en 2021 et 2022,
– la réforme de 2021, diminue le nombre de chômeurs indemnisés
cela permettrait de désendetter l’Unédic d’une dizaine de milliards en 2 ans.
Le désendettement de l’Unédic dépendra de la santé économique de la France :
– soit une optique optimiste :
Croissance ➡ baisse du chômage.
Augmentation des salaires ➡ augmentation des cotisations.
= Hausse des recettes et baisse des dépenses
– soit une optique pessimiste :
Récession ➡ hausse du chômage.
Hausse du chômage ➡ moins de cotisation.
= Baisse des recettes et hausse des dépenses ➡ progression de l’endettement ➡ Mesures politiques pour modérer les dépenses de l’Assurance-chômage.


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