Vous avez peut-être vu ou lu cette information cette semaine : les chiffres du chômage sont en baisse.
Cette statistique cache opportunément la multitude de situations difficiles de quantité d’hommes et de femmes (2,2 millions au sens du Bureau International du Travail).
Tout le monde a connu cette situation, où au cours d’un dîner chaque personne parle de son travail. L’individu sans emploi se retrouve immédiatement gêné.
« Je suis au chômage, mais je suis diplômé en informatique ». « J’étais chef dans un restau, mais on a dû me licencier à cause de la situation économique . »
Contrairement à ce que l’on entend dans les médias ou dans la bouche de certaines personnalités politiques, le chômage n’est pas le résultat d’un choix volontaire.
1. La majorité du temps, on ne choisi pas d’être au chômage. Hormis quelques exceptions (quand on démissionne par exemple mais dans ce cas, on ne touche pas le chômage), quand on est au chômage, c’est suite à un licenciement ou une rupture de contrat.
2. Être au chômage n’est donc pas le résultat d’une volonté mais est souvent imposé. Il est toujours plus rentable de travailler que de toucher une allocation chômage. L’allocation chômage est en moyenne de 930€/mois net. Est-ce que vous êtes capable de vivre avec cette somme ? Sachant que l’allocation est dégressive, donc se réduit au cours du temps.
3. La situation de chômage est souvent un drame personnel. « Pire qu’un divorce ». Certains demandeurs d’emploi se suicident dans des agences Pôle emploi. Le chômage causerait la mort d’au moins 10 000 personnes par an, à cause du stress et de la pression sociale. Les chômeurs ont tendance à se considérer comme des poids pour la société.
Il est donc important d’avoir des réformes bienveillantes qui encouragent un retour à l’emploi stable et non pas des règles punitives qui culpabilisent les chômeurs déjà dans une situation précaire.


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